Résumé : Cet article présente les ateliers philo destinés à des publics fragilisés, souvent éloignés des structures culturelles et en quête de liens sociaux ou d’estime de soi. Ces animations, organisées dans des centres sociaux ou de réinsertion, visent moins la transmission de contenus théoriques que la resocialisation, l’émancipation citoyenne et la valorisation des participant·es. La méthode repose sur le dialogue, la reformulation et l’universalisation des expériences individuelles pour développer pensée critique, cohésion et confiance en soi. Les animateur·ices doivent guider sans diriger, adapter supports et langage, et rester attentif·ves à la dimension existentielle des échanges. Au final, la pratique philosophique crée un espace de parole valorisant, où chaque participant·e peut reconstruire son autonomie et sa relation à autrui.